Alors que le niveau des eaux est au plus bas, le fleuve d’Ikopa est en train de s’assécher. Mais aucune alerte n’a encore été lancée.
Les conséquences du changement climatique se font de plus en plus ressentir. Si les pluies diluviennes ont immergé les villes du Sud, la chaleur assèche les hauts plateaux. Et pourtant, en cette pleine saison des pluies, la pluie se fait désirer. Les indicateurs du niveau des eaux sont au plus bas. D’ailleurs, les cours d’eau affluents montrent cette diminution de l’eau. A Tanjombato, le niveau est si bas qu’il y a des répercussions sur les activités des riverains. Les activités de l’homme sont pourtant en partie à l’origine du tarissement de l’eau. Outre les conséquences climatiques, les activités de proximité de l’homme sont autant responsables. Les exploitations de sable tout au long du fleuve a sans aucun doute une répercussion négative sur les eaux du fleuve. Déversement de déchets en tout genre, fabrication de briques… sont autant d’activités qui peuvent contribuer à la diminution des eaux. Ces activités ne sont tout de même pas les seules à entraîner cette diminution, car le manque de précipitations est une cause importante. Pour l’heure, aucune alerte n’a encore été lancée, car la situation est certes inquiétante, mais pas encore dangereuse, ni pour les riverains, ni pour la population. Avec le dérèglement du climat, l’on peut s’attendre à tout !
Recueillis par Anjara Rasoanaivo (Midi-Madagasikara)