Les amateurs ne doivent pas s’y aventurier compte tenu des risques qui peuvent survenir.
L’élevage en cage de poissons est une filière à haut rendement. Le marché est en plus loin d’être saturé. Eugène Razakarisoa, un pisciculteur de l’Itasy, en témoigne lors de son intervention hier au Cite à Ambatonakanga. Disposant de six cages de pisciculture, son rendement s’élève chaque année à 7 tonnes après 8 à 9 mois de grossissement des alevins de variété « Barahoa ». « Mais l’accès au financement servant à démarrer ce genre d’activité auprès des institutions de micro-finance s’avère difficile. Ces dernières le classent encore parmi les secteurs à risque », a-t-il évoqué.
Preneur. En effet, il faut débourser au minimum 1 200 000 Ariary pour construire une cage de pisciculture d’une superficie de 25m3 permettant d’élever entre 2 000 et 3 000 alevins. Les dépenses pour l’achat des alevins et leur alimentation ne sont pas en reste. Parlant de débouché, Eugène Razakarisoa raconte que sa production trouve toujours preneur. En tant que professionnel, il ne ménage pas ses efforts pour travailler dans la règle de l’art. Le projet Ambatovy et les grands restaurateurs de la Capitale constituent, entre autres, ses gros clients.
Schéma d’aménagement. Notons que la Grande Ile dispose de nombreux plans d’eau favorable à la pisciculture en cage. « Mais un schéma d’aménagement s’impose avant de les exploiter », a évoqué Rafomanana Georges, le SG du ministère de la Pêche. Il a aussi réitéré qu’il faut toujours effectuer des études d’impact environnemental et des études de rentabilité tout en mettant un circuit de distribution efficace de la production. Bref, cette activité est rentable pour les professionnels. Les amateurs ne doivent pas s’y aventurier compte tenu des risques qui peuvent survenir, tels les prédateurs et le débordement de la cage.