Les paysans attendent toujours les subventions de l’Etat en matière d’intrants agricoles.
Après le « Tsena mora » et le « Trano mora », les femmes rurales, de leur côté, réclament également le « Zezika mora », et pourquoi pas les semences et les autres matériels agricoles à prix …« mora ». « Nous, les paysans, sommes fortement touchés par la crise. Notre productivité a connu une baisse faute de moyens pour s’acheter des engrais », raconte Rasoanantenaina Zanabelo, la présidente du réseau des femmes rurales TSARAMAD, affilié au réseau Hanitriliva et au VMLF ( Vehivavy Mira-lenta ho an’ny Fampandrosoana).
Interpellation des autorités. Ce groupement des femmes rurales n’a cessé d’interpeller toutes les autorités à différents niveaux, notamment auprès du ministère de l’Agriculture, depuis l’an dernier. « Et nous attendons jusqu’à maintenant que l’Etat nous vienne en aide en accordant une subvention aux intrants agricoles comme auparavant », a-t-elle exprimé. En fait, ces femmes rurales n’ont pas caché leur ferme volonté de travailler avec ardeur pour pouvoir améliorer leur rendement agricole. « A titre d’illustration, le rendement en riz s’est nettement augmenté jusqu’à 7 tonnes/ha contre 2tonnes/ha tandis que le potiron a pesé 27kg l’unité au lieu de 10kg avec la facilitation d’accès aux engrais biologiques de Guanomad », a-t-elle raconté. La contribution à la fertilisation du sol n’est pas en reste.
Culture de contre-saison. Il est à remarquer que les paysans sont actuellement en train de préparer la campagne culturale de contre-saison. Bon nombre d’entre eux se trouvent en difficulté pour s’acquérir des engrais, un des piliers de développement agricole. Notons que ce réseau des femmes rurales compte 1874 membres éparpillées dans toutes les 22 régions de l’île. Ses besoins en intrants, du moins, pour les couches les plus défavorisées, se chiffrent à des centaines de tonnes. Mais un bon dosage en engrais n’est rien sans des variétés de semences améliorées et adaptées dont les prix ne sont pas non plus à la portée des paysans.
Recueillis par Navalona R. (Midi-Madagasikara)