La période et la fermeture de pêche seront modifiées pour faire face au changement climatique.
Les moyens à la disposition du Centre de Surveillance de Pêche (CSP) sont insuffisants pour assurer le contrôle de la zone économique exclusive de Madagascar. « Nous n’avons que trois navires de surveillance alors que des pirates se trouvent déjà dans nos zones de pêche », a expliqué le ministre de la Pêche et des Ressources Halieutiques, le Dr Hery Raharisaina, lors d’une conférence de presse hier. « Les pêcheurs industriels n’ont pas caché leur inquiétude car ces pirates sont nombreux à rôder et ils les pourchassent surtout dans la partie de Sainte-Marie, lors de notre visite sur le terrain », a-t-il fait savoir. Néanmoins, son département travaille en étroite collaboration avec les éléments des forces de l’ordre et des garde-côtes pour renforcer le contrôle de nos zones de pêche.
Enquêtes en cours. La lutte contre les exploitations illicites de nos ressources marines n’est pas en reste. Rappelons qu’un bateau de pêche battant pavillon sri-lankais a été arraisonné tout dernièrement par le CSP et l’équipe de la Gendarmerie à environ 60km des îles Radama à Mahajanga. Les sept membres de l’équipage sont arrêtés car ils n’ont ni papier leur permettant de naviguer, ni une autorisation de pêche dans cette zone. Près d’une tonne d’ailerons de requins ont été saisis à l’issue de l’inspection. « Les enquêtes sont pour le moment en cours », souligne le ministre de tutelle.
Modification. Par ailleurs, son département en partenariat avec les techniciens et les scientifiques, est maintenant en train de réadaptation du cadre juridique régissant le secteur de la pêche face au changement climatique. Ce qui permet d’éviter le cas d’intoxication par la consommation des poissons qui se nourrissent des algues toxiques. « En effet, la période et la fermeture de pêche peuvent être ainsi modifiées. C’est également un moyen d’assurer la reproduction de nos ressources marines qui connaissent une baisse en captivité en raison de la surpêche », a conclu le ministre Hery Raharisaina.