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PPN : Grave menace sur la distribution de riz

Mercredi, 06 Juillet 2011 13:25 Talenta Kanto
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Les autorités de facto affichent une certaine incapacité à gérer une situation de plus en plus intenable pour les consommateurs.

Le paddy se vend actuellement autour de 700 ariary le kilo dans les zones de production, notamment dans l'Alaotra. La situation profite évidemment aux paysans producteurs qui voient actuellement leurs revenus pratiquement doubler.

De leur côté, les opérateurs économiques voient en cette augmentation du cours du paddy, une réelle menace sur la distribution de riz, surtout pendant la prochaine  période de soudure.
 

Ruée. Déjà, actuellement, c'est la ruée des collecteurs vers les producteurs.« Les grossistes achètent beaucoup de riz et ils ont déjà tendance à pratiquer la rétention de stock » déclare un opérateur en riz qui reconnaît que quelque soit la situation, certains acteurs de la filière riz cherchent avant tout à faire le maximum de profit. « Il appartient à l'Etat de prendre les dispositions qui s'imposent pour mettre fin à de telles pratiques » reconnaissent d'ailleurs, les observateurs de la filière riz. Mais la question qui se pose est de savoir si les autorités de la transition ont la volonté et la capacité techniques pour faire face à la situation.

 

L'inverse. Déjà en 2009, le gouvernement de facto n'était pas capable de trouver une solution  pour résoudre les problèmes liés à la baisse du cours du paddy. Faut-il en, effet rappeler qu'à cette époque là, le paddy était vendu entre seulement 300 Ar et 400 Ar. Ce qui décourageait les producteurs qui constituent, encore et toujours, la majorité de la population malgache. Actuellement, c'est l'inverse qui se passe puisque ce sont les consommateurs qui sont inquiétés par cette hausse du cours du paddy qui provoquera inévitablement une flambée des prix pour la prochaine période de soudure.

 

Difficile. La tache du régime transitoire s'avère d'autant plus difficile dans la mesure où la solution importation massive de riz serait difficilement envisageable. Tout simplement parce que les cours du riz sur le marché international affiche actuellement une tendance à la hausse. Quoiqu'il en soit, les opérateurs sont unanimes à reconnaître que si des mesures préalables ne sont pas prises, la période de soudure risque d'être catastrophique. « Les solutions à la va-vite du genre vary mora destiné à une infime partie des consommateurs ne passent pas » estiment ces opérateurs. En somme, la gestion de la filière riz constituera, un autre test d'efficacité pour la transition d'Andry Rajoelina qui jusqu'ici, brille plutôt  par les multitudes de promesses non tenues.


Recueillis par R. Edmond (Midi-Madagasikara)

Mise à jour le Lundi, 11 Juillet 2011 05:28

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