Afin de parer aux éventuelles conséquences néfastes d'une pénurie de carburants, la Jirama pourrait ralentir sa production.
Il n'y a pas encore de menace de délestage. C'est ce que nous a, en tout cas, déclaré Rasidy Désiré, le Directeur Général de la Jirama. Ce dernier de préciser toutefois que cela ne veut pas dire que tout marche très bien au sein de la Jirama, une compagnie qui n'est pas épargnée par les nombreux effets néfastes de la crise politique qui bloque pratiquement tous les secteurs de la vie économique du pays.
Précautions. « Nous avons quelques soucis au niveau de l'approvisionnement en fuel oil », selon toujours le D.G de la Jirama en annonçant que même si l'OMH nous rassure toujours sur la disponibilité de stocks de fuel oil, cela ne nous empêche pas de prendre les précautions nécessaires concernant la gestion des carburants. « On se prépare toujours et des techniciens travaillent en permanence sur un scénario de délestage », selon toujours le D.G de la Jirama, avant de préciser que le cas échéant, ce ne sera pas à proprement parler, un délestage, mais plutôt une réduction d'heures de marche. En fonction du stock de fuel-oil disponible, il se peut par exemple que l'on coupe l'éclairage public entre 4 heures et 6 heures dans certaines localités. Une économie de carburants, en somme.
Pénurie. A noter que 40% de l'énergie fournie par la Jirama sont obtenus à partir de centrales thermiques fonctionnant au gas-oil et au fuel-oil.. La Jirama s'approvisionne en carburants auprès des distributeurs pétroliers. Sur ce point, des problèmes pourront se poser si la HAT n'arrive pas à régler à temps le dossier de la grève des douaniers. Faut-il en effet rappeler que entre 50 000 et 60 000 m3 de carburants sont actuellement attendus au port de Toamasina. Or, si la douane reste en grève, ces produits pétroliers ne pourront pas être dédouanés. Ce qui provoquera évidemment une pénurie non seulement pour la Jirama mais également pour l'ensemble des usagers. En ce qui concerne les centrales hydroélectriques de la Jirama qui assurent 60% de la fourniture en électricité, il n'y a pour le moment pas de problèmes majeurs au niveau de leur fonctionnement. Faut-il en effet rappeler que les centrales hydroélectriques de la Jirama notamment, celle d'Andekaleka a fait récemment l'objet d'une réhabilitation.