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Amoron’i Mania : Les conséquences de la crise de plus en plus insupportables dans le milieu rural...

Lundi, 11 Juillet 2011 14:30 Talenta Kanto
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Si les politiciens au Pouvoir essaient de duper la population, en faisant croire que le pays se développe.

Paradoxalement, ce sont ces politiciens eux-mêmes qui se contredisent, en dénonçant haut et fort chaque fois, que l’insécurité est omniprésente sur tout le territoire. L’insécurité qui est source d’instabilité économique et sociale. A cela s’ajoutent les statistiques publiées par les organismes internationaux qui ne sont pas à l’honneur du pays. Aussi le secteur économique est miné par le foisonnement de l’informel. Un contexte qui n’avantage guère les caisses de l’Etat.

Survie. La situation de crise politique qui perdure dans le pays, voilà depuis plus de deux ans, continue à prendre la population en otage. Jusqu’à ce qu’une solution de compromis soit trouvée par les parties en conflit. Les activités sociales et économiques du pays se trouvent de plus en plus paralysées. Chaque jour la situation ne cesse d’empirer en milieu urbain et bien plus en milieu rural constitué par plus de 80% de la population qui ne cessent de s’appauvrir et qui adoptent une situation de survie.

Artisans. Dans la région d’Amoron’i Mania, une région à vocation rurale, la population continue à brader ce qu’ils ont investi des années durant pour survivre. La majorité de la population ne peut plus réinvestir. L’écart entre les riches et les pauvres se creusent au détriment d’une classe moyenne qui tend à disparaître. A Ambositra réputée pour être la Capitale de l’artisanatt, un secteur qui fait vivre plus de 70% de la population active, les artisans se plaignent des difficultés récurrentes rencontrées dans l’approvisionnement des matières premières en bois précieux. Alors que les trafics illicites ne sont pas près de prendre fin impliquant des personnalités influentes qui ont l’art d’agir. Les activités génératrices liées à l’artisanat ont pratiquement cessé. En l’absence de ces chaînes de valeur, ces ruraux n’ont plus d’argent pour réinvestir dans les activités agricoles. Pour y parvenir, les paysans doivent s’endetter et mettre comme nantissement une partie ou la totalité de leurs récoltes auprès des usuriers sans scrupule.

Bien que les récoltes de riz soient bonnes en général pour l’ensemble de la région, cette faveur du ciel n’augure rien de bon pour l’avenir de ces ruraux à cause de l’endettement contracté, puisque confrontés à un avenir incertain, celui de devoir affronter une période de soudure plus longue et plus dure que l’habitude. Si avant la crise, fait remarquer un ancien sénateur, ces paysans et leurs familles pouvaient s’assurer une autosuffisance alimentaire de trois mois sur 12, cette situation risque d’être réduite à un mois et plus au maximum. Des méfaits de la crise de plus en plus insupportables dans le milieu rural.


Enquête réalisée par Anastase (Midi-Madagasikara)

Mise à jour le Mercredi, 13 Juillet 2011 09:55

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