Droits d’inscription, frais généraux, écolages, fournitures… Tout part à la hausse. La facture risque d’être encore plus salée que les années précédentes, à la prochaine rentrée.
« Gratuité des frais d’inscription dans les écoles publiques » et ce, à la prochaine rentrée. C’est en tout cas ce qui vient d’être annoncé la semaine dernière par le gouvernement, dans le cadre des mesures destinées à soulager la population face à une multitude de problèmes sociaux. Mais certains établissements scolaires publics, apparemment, ne sont pas encore avisés d’une telle exemption de frais d’inscription et entament déjà les dernières semaines de réception des dossiers d’inscription. « Si cette mesure de gratuité des frais d’inscription devra prendre effet dès la prochaine rentrée, car autrement, nous n’en voyons pas l’utilité, l’ensemble de toutes les écoles publiques doivent déjà avoir reçu des consignes précises pour la faire appliquer, mais dans l’école de nos enfants, ce n’est pas encore le cas et certains parents ont même déjà versé les droits d’inscription. Est-ce qu’ils seront alors remboursés ? » s’interrogent ces quelques parents d’élèves qui hésitent à s’acquitter des frais d’inscription, alors que la date de clôture des inscriptions est déjà assez proche.
Ar 60 000 par enfant. En attendant d’être fixés, ils se préparent déjà à d’autres dépenses liées à la rentrée. Un minimum de Ar 60 000 par enfant est nécessaire pour s’assurer que rien ne manque à la rentrée. Mais les réalités sont tout autres, car dans les écoles primaires publiques, les fournitures incomplètes sont monnaie courante et les enseignants ne s’en étonnent plus. Les familles monoparentales des couches les plus vulnérables sont alors les plus en difficulté.
Pour les élèves inscrits dans le privé, la facture est encore plus salée. Fournitures, frais généraux et écolages ont augmenté dans presque toutes les écoles. S’y ajoute le coût des effets vestimentaires indispensables aux écoliers. Une hausse des dépenses pour la rentrée est déjà prévisible tous les ans, mais les budgets des ménages sont de moins en moins prêts à l’affronter. La tendance haussière qui se confirme, met plus d’un ménage dans l’embarras, compromettant les chances des enfants de continuer à être scolarisés.
L’an dernier, les écoles privées ont déjà été confrontées aux problèmes de retard ou de non-paiement des écolages, amenant certains établissements à exercer des pressions plus ou moins fortes sur les parents d’élèves. Ces mesures de « recouvrement » sont parfois allées jusqu’au gel des convocations aux examens officiels…