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Effets de la crise : Les produits locaux sont les plus frappés

Mardi, 30 Août 2011 12:02 Talenta Kanto
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Le secrétaire général du CREM, Rado Ratobisaona, spécialiste en macroéconomie, nous a expliqué, hier, que la crise est la principale cause de l’inflation actuelle. Les produits locaux sont les plus touchés par cette situation.

La longue durée de la crise politique actuelle n’a pas manqué de secouer l’économie nationale, selon Rado Ratobisaona, SG du CREM (Cercle de réflexion des économistes de Madagascar). « Le prix est le premier indicateur le plus déterminant sur le marché. L’évolution croissante des prix est un phénomène familier à Madagascar. Mais la hausse des prix des produits locaux dépasse de loin celle des produits importés. Cela traduit une baisse de la production, due au ralentissement des activités économiques », a-t-il expliqué. En effet, le dernier rapport de l’INSTAT (Institut national des statistiques) a noté que la hausse moyenne des prix des produits locaux est de 10,2% entre juillet 2010 et juillet 2011. Ce qui contribue à 86,9% sur la hausse générale des prix, selon le même rapport.


Inflation ouverte. D’après le SG du CREM, l’économie de Madagascar a toujours été marquée par une inflation ouverte, depuis plusieurs décennies. Mais en cette période de crise, a-t-il affirmé, les facteurs internes sont les plus déterminants. En effet, le rapport de la Banque centrale de Madagascar a noté que l’Ariary s’est plus ou moins stabilisé par rapport aux monnaies fortes, durant ces deux dernières années. « La crise financière internationale a probablement joué positivement sur notre monnaie nationale. D’après mes analyses, la hausse considérable des prix des produits locaux peut être attribuée au ralentissement des activités économiques et à l’insécurité des investissements. Ce dernier réduit la vitesse de circulation de la monnaie et a engendré une surliquidité dans les banques primaires », a-t-il souligné.

Ressources rares. Du côté du secteur industriel, le coût des facteurs montre aussi une tendance haussière. Pour les firmes qui ont résisté au choc de 2009, la demande d’emploi sur le marché de travail est abondante, mais les autres ressources se font rares. En effet, le prix des matières premières augmente. Pour certains produits comme la farine de blé, la hausse de prix atteint presque les 30%. Par ailleurs, les ressources énergétiques se trouvent dans une instabilité permanente. Pour la JIRAMA, la continuité de l’offre d’électricité n’est pas régulière. Les industriels sont obligés de trouver d’autres sources d’énergie, pour ne pas être contraints de réduire leur niveau de production. En outre, la fermeture de nombreuses stations conduit les consommateurs à faire plus de déplacement, lors des approvisionnements. D’après les explications du SG du CREM, cette situation s’aggravera, tant que la crise perdure...



Recueillis par Antsa R. (Midi-Madagasikara)

Mise à jour le Mercredi, 31 Août 2011 05:13

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