En tant qu’ancienne colonie de la France, Madagascar bénéficie d’un quota sur l’exportation de thon sur le marché de l’Union Européenne.
Pourtant, le thon de la Grande île est plus cher que celui des pays d’Asie. Selon les opérateurs, cette différence est expliquée par la différence de la qualité des produits. Outre le protocole d’accord signé à Maurice en 2009, un accord de la Grande-île avec l’Union Européenne sur le quota de Madagascar est en vigueur depuis 2004. En effet, un quota de 10.000 tonnes de thon a été attribué à Madagascar, Seychelles et l’île Maurice. Pour le pays, 200 tonnes de conserves et 500 tonnes de longes de thon devraient être exportés en Europe par an. Le ministre du Commerce, Eva Razafimandimby, a affirmé que malgré l’existence de la Pêche et Froid, fleuron de l’industrie du nord, le pays a du mal à honorer le quota qui lui est attribué. Pour sa part, le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Hery Raharisaina a noté que l’environnement est actuellement agressé par la pollution et le changement climatique, ce qui réduit considérablement la production de thon. Par ailleurs, certaines pratiques défavorisent aussi la multiplication de ces poissons. En effet, les textes régissant la pêche à Madagascar, qui datent de 1960 seront révisés. Le ministre d’Etat Hery Raharisaina a noté que le Code de la Pêche sera mis en place d’ici peu.
Recueillis par Antsa R. (Midi-Madagasikara)