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Université de Toliara : Grève des étudiants à la faculté Degs

Mardi, 04 Octobre 2011 11:11 Talenta Kanto
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Les cours sont suspendus à la faculté Degs de l'université de Maninday à Toliara depuis 3 semaines. 

Les étudiants en grève demandent à ce qu'on licencie les enseignants- assistants.

Les grèves se suivent et sont similaires, mais elles ne se ressemblent pas. A l'université, la vie estudiantine est saccadée par des grèves qui semblent s'éterniser. A Maninday, université de Toliara, les étudiants de la faculté Degs sont en grève et demandent la démission des enseignants-assistants. Les représentants de ces étudiants ont rencontré le président de l'université durant la semaine afin d'étaler les raisons de cette revendication, mais pour l'heure, rien n'en est encore sorti et aucune solution n'a été avancée. Par conséquent, les cours ont été suspendus depuis maintenant 3 semaines.

 

Cette grève résulte de plusieurs malaises au sein de la faculté. La nomination d'un Français à la tête de la faculté a entraîné des mécontentements, d'autant plus que ce poste devrait revenir à une personne élue par le collège des enseignants. Depuis une année maintenant, ce nouveau venu a apporté un vent de changement qui n'est pas du goût de tous. Nouvelle structure, nouvelles donnes qui mettent à mal les étudiants et certains responsables. De plus, les étudiants déplorent que ce soit des enseignants-assistants qui leur donnent des cours. D'après les étudiants, ces enseignants-assistants n'auraient pas les bagages nécessaires pour enseigner correctement. Par conséquent, les étudiants demandent à ce qu'on licencie ces profs.
 

Pas assez d'enseignants. Le nombre très réduit d'enseignants à l'université de Toliara, un problème qui affecte d'ailleurs les autres universités, est un souci auquel devrait faire face le ministère concerné. Cette lacune pourrait avoir des conséquences importantes dans la qualité de l'enseignement offert à l'université publique, alors que beaucoup de familles ne sont plus en mesure d'inscrire leurs enfants dans les universités privées. Pour l'heure, des enseignants provenant des instituts et universités privés viennent en renfort pour combler le vide à Maninday, mais cela semble encore pas assez pour résoudre le problème. Certaines solutions sont avancées telles que l'appui des enseignants par des techniciens qui ont l'expérience dans le domaine, mais qui ne sont pas des enseignants pour autant, au titre de consultance. Une opinion comme une autre qui ne résout guère le problème.


Recueillis par Anjara Rasoanaivo (Midi-Madagasikara)

Mise à jour le Mercredi, 05 Octobre 2011 07:42

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